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Fabrice HYBER & ArtParis

  • Photo du rédacteur: Thomas GISBERT de CALLAC
    Thomas GISBERT de CALLAC
  • il y a 5 jours
  • 2 min de lecture

Artiste inclassable et figure majeure de la scène contemporaine, Fabrice HYBER déploie depuis plus de trente ans une œuvre en expansion constante, à la croisée de l’art, de la science et du vivant. Né en Vendée, il n’a jamais rompu avec ce territoire qui constitue bien plus qu’un ancrage biographique : un véritable terrain d’expérimentation.


Au cœur de sa démarche se trouve un rapport profond à la terre et à la nature. Depuis plus de vingt ans, HYBER sème, plante et cultive une forêt de plusieurs dizaines d’hectares à proximité de son atelier vendéen, à Chateau-Guibert. Ce geste, à la fois artistique et écologique, dépasse la simple métaphore : il s’agit d’un projet de vie, d’un biotope réel qui nourrit directement son travail.

Dans cette « forêt-laboratoire », il privilégie la diversité des essences, refusant toute logique de monoculture, et observe les dynamiques du vivant — croissance, prolifération, mutation — qu’il transpose ensuite dans ses œuvres. Au coeur de cet écosysème, un projet original : la restauration et l'ornementation de l'église paroissiale. Thème plus que jamais d'actualité sur la compatibilité des usages dans les églises. Vitraux, mobilier liturgique : Fabrice HYBER met sa créativité au service du plus grand nombre, en respectant scrupuleusement l'ADN du lieu. Exercice original et difficile.


Chez HYBER, la nature n’est jamais décorative : elle est structurelle. Le principe de germination devient un modèle de pensée et de création. Ses œuvres se développent comme des organismes, suivant des logiques de rhizome, de circulation et de transformation permanente.

Dessins, peintures et installations fonctionnent ainsi comme des écosystèmes visuels, peuplés de formes végétales, de réseaux racinaires et de figures hybrides — autant d’indices d’un monde en perpétuelle évolution. L’artiste revendique d’ailleurs une forme de « biomimétisme », dessinant comme les plantes poussent, laissant l’œuvre se déployer dans le temps, presque indépendamment de lui.

 

Cette attention au vivant s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur les relations entre nature et civilisation. L'artiste interroge les passages, les tensions et les continuités entre la forêt et la ville, entre le biologique et le culturel, faisant de son œuvre un espace de dialogue entre ces mondes.

 

Cette démarche trouve aujourd’hui une visibilité renouvelée dans des contextes internationaux, comme lors de la foire Art Paris, où l’artiste est présenté par la Galerie Nathalie Obadia. À l’occasion de cette édition récente, ses œuvres — notamment les imposantes figures gonflables «Ted Hyber » — investissent l’espace public du Grand Palais, accueillant les visiteurs avec une présence à la fois ludique et organique.


Avec leur couleur évoquant la chlorophylle et leur dimension immersive, ces sculptures prolongent dans un contexte urbain les recherches de l’artiste sur le vivant, comme si la forêt vendéenne venait temporairement s’inviter au cœur de la ville.

 

Entre enracinement local et rayonnement international, Fabrice HYBER développe ainsi une œuvre où la Vendée devient matrice, la nature un langage, et l’art une forme de croissance continue.



A propos de la Galerie OBADIA : https://www.nathalieobadia.com/fr/




 
 
 

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